Ma dernière expérience en ce domaine, très récente, est riche d’enseignements en la matière.
Une société m’avait confié la conduite d’un « diagnostic organisationnel » dans le but de mettre en évidence les éléments d’un plan d’actions propre à améliorer les performances de l’entreprise. Le mot Qualité n’avait pas été prononcé : oserais-je vous confier qu’il avait été clairement déconseillé par l’antenne de la DRIRE du département qui l’associait à un refus net d’instruire un dossier de subvention. Et pourtant…

J’ai commencé par évoquer, avec un groupe de responsables sélectionnés, les dysfonctionnements majeurs, les clarifier et les analyser avec eux.

Voici quelques exemples ressortant de ce premier travail :

  • Insuffisance d’informations des clients transmises sur les chantiers entraînant des allers-retours fréquents à l’atelier, un temps passé plus important que celui prévu à l’initial, et, des erreurs de réalisation :
    Réponse dans le paragraphe 7.5.2 de la norme ISO 9001 (maîtrise de la préparation du service),
  • Transmission du commercial à l’atelier d’exigences contradictoires du client entraînant le rebut de pièces non-conformes :
    Réponse dans le paragraphe 7.2.2 de la même norme (revue des exigences relatives au produit),
  • Manque de disponibilité des compétences en atelier quand il le faudrait entraînant une affectation de professionnels à des postes non adéquats, d’où une augmentation du temps de production et des pièces non conformes :
    Réponse dans le paragraphe 6.2 (ressources humaines),
  • Utilisation d’une mauvaise version d’un plan client alors que le plan convenable existe.
    Réponse dans le paragraphe 4.2.3 (maîtrise des documents),
  • Manque de motivation globale du personnel entraînant une sous-productivité dans le travail, des casses d’outils, une malpropreté des ateliers, etc… :
    Réponse dans les paragraphes 5.3, 5.5.3, 6.2.2 d ( politique qualité, communication interne, sensibilisation du personnel ),
  • Transmission d’un mauvais plan au sous-traitant usineur d’un sous-ensemble, entraînant la réception de pièces ne s’assemblant pas au montage :
    Réponse dans le paragraphe 7.4.2 (informations relatives aux achats),
  • Erreurs dans la réalisation de plan d’exécution par le Bureau d’Etude entraînant des non-conformités :
    Réponse dans le paragraphe 7.3.6 (validation du développement).
  • Personnes non adaptées à certaines tâches sur chantiers entraînant une perte de temps et un retard dans les délais :
    Réponse dans le paragraphe 6.2 (ressources humaines)

 

Arrêtons-la cette énumération sachant que ces quelques exemples représentent déjà, à eux seuls, une perte cumulée dépassant à 5% du C.A de l’Entreprise.

Qui peut encore dire que la norme ISO 9001 serve uniquement à être certifié ? On se rend bien compte que si une entreprise décide d’en suivre les préceptes, cela lui apportera, avant tout, une amélioration notable de son fonctionnement, de ses performances et donc de sa rentabilité !

Le « diplôme » n’est que la cerise sur le gâteau mais toute entreprise n’est-elle pas gourmande de ce gâteau de productivité ?

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